France-Antilles arrive en ligne précédé d’un buzz

Dans Antilles, Marketing / Pub,
le Jeudi
20 novembre 2008,
6 blabla

Depuis hier, mardi 18 novembre 2008, le quotidien de la presse écrite France-Antilles (pour la Guadeloupe et la Martinique et France-Guyane pour la Guyane) est (enfin) en ligne !

Mieux vaut tard que jamais car France-Antilles arrive avec beaucoup de retard. La concurrence s’est développée et est déjà bien ancrée dans le paysage internet dédié aux Domiens : DomActu, Maximini mais aussi le tout récent Carib Creole One.

De plus, un problème de poids va se poser pour France-Antilles : la lecture des articles est soumise à inscription et c’est gratuit seulement jusqu’à fin décembre ! Nul doute que les dirigeants du journal vont se rendre compte de l’aberration du procédé et qu’un système de monétisation plus intelligent sera mis en place par la suite (publicités ? achat du quotidien du jour au format pdf ? abonnement pour consulter les archives ?…).

Le quotidien possède tout de même une arme puissante : sa notoriété. Malgré une qualité des articles souvent contestée (sans parler des coquilles et autres fautes de grammaire), il faut avouer que le journal France-Antilles fait partie du patrimoine voire du folklore local.

Le lancement du site de France-Antilles a été accompagné par une campagne de type « buzz » intitulée « Antilles Guyane Ailleurs« .

Cette campagne a été orchestrée notamment par le sieur Satyam Dorville de l’Agence Multiculturelle. J’en ai profité pour l’assaillir de question et il a bien voulu me répondre (après quelques menues tortures bien sûr). Ce qui suit est très intéressant si vous vous intéressez un tant soit peu au marketing online. Bonne lecture !

1/ Dans les vidéos créées pour la campagne en ligne, on voit des Français de métropole parler couramment le créole. Cela a été difficile de leur faire prendre l’accent et la tonalité de la langue ?

Nous ne voulions pas d’accent simpliste, ni de doublage avec un parfait accent créole. Ce sont juste des métropolitains qui vivent leur vie de tous les jours, mais qui ont été influencés par les Antilles. Il fallait donc un accent certes imparfait, mais plutôt « correct ».

Nous avons beaucoup travaillé avec les acteurs, lors du casting, des répétitions et sur le tournage. Nous avons effectué pas mal de prises. Plutôt que difficile, ca aura été surtout très drôle à réaliser !

2/ Étaient-ce des personnes habituées au créole ?

De manière générale, à 1 ou 2 exceptions près, les acteurs n’avaient aucune connaissance particulière de la langue.

3/ Quel retour as-tu jusqu’à maintenant des antillais par rapport à cette campagne ? Est ce-plutôt positif ? Ne se sentent-ils pas vexés ? Ou sont-ils plutôt fiers ? Ou bien amusés ?

Les retours ont été très très positifs, exprimant plutôt l’amusement et aussi la fierté. Le second degré a parfaitement fonctionné, et l’accueil du public même après la révélation a été plus que satisfaisant.

4/ Y a t-il eu des précédents en terme de buzz sur internet à destination des antillo guyanais ?

Je crois bien que c’est la première campagne qui utilise le levier du buzz et du secret de cette manière, et utilise aussi tous les médias dans une stratégie à 360°. Pour finir il s’agit aussi, dans l’état de ma connaissance, de la première fois qu’une campagne englobe les Antilles, la Guyane et la Diaspora en Métropole dans un même dispositif.

5/ Selon toi, les antillo guyanais sont ils réceptifs à ce type de campagne qui sort vraiment de l’ordinaire ?

Oui bien sûr. Comme tout le monde, nous sommes bombardés de messages publicitaires de toute sorte, tous les jours. Les annonceurs qui arrivent à trouver un moyen original de mettre en place un véritable dialogue ciblé avec leur public seront toujours bien perçus. Surtout quand le produit est apprécié à la base !
Éviter l’intrusion, proposer du contenu original, divertissant, proche des gens, faisant appel à l’imaginaire collectif, utiliser des supports affinitaires sont quelques uns des bons moyens pour mettre en place une relation saine avec les gens. Il faut considérer les consommateurs comme des personnes, une audience au final, et non comme un marché, une clientèle anonyme. Les Antilles-Guyane ainsi que leur diasporas méritent la même attention, la même qualité de communication que le national.

6/ Pour finir, as-tu un proverbe créole à faire partager aux lecteurs de BanMwenColombo ?

En ces temps de crise, un petit proverbe inspirant à l’action et à l’entreprenariat :
Anni pran douvan avan douvan pran’w


6 blabla



  1. Guillaume,
    le Dimanche 23 novembre 2008 à 07h31

    Bonjour !

    Je salue également l’arrivée du site internet de France-Antilles qui, j’en suis sûr, ravira les Antillo-Guyanais de Métropole. Néanmoins si je ne conteste pas que ces journaux contiennent nombre de fautes de français, je me permets tout de même de vous signaler qu’il est de mauvais ton de les pointer quand on n’est pas soi-même irréprochable.

    « Le lancement du site de France-Antilles a été accompagnée » (1 point)
    « J’en ai profité pour l’assailler de question » (2 points)
    « on voit des français » (typographie 1/2 point)
    « Cela a été difficile » (interrogation affirmative, 1/4 point)
    « Ce sont juste des métropolitains » (typographie 1/2 point)
    « leur vie de tout les jours » (1 point)
    « Était-ce des personnes » (1 point)
    « Quel retour as-tu jusqu’à maintenant des antillais » (typographie 1/2 point)
    « à 1 ou 2 exceptions prêt » (1 point)
    « les acteurs n’avait aucune connaissance » (1 point)
    « Ne se sentent-ils pas vexer ? » (1 point)
    « Y a t’il » (1point)
    « des précédents en terme » (1 point)
    « à destination des antillo guyanais ? » (typographie 1 point)
    « la Diaspora » (typographie 1/2 point)
    « les antillo guyanais sont ils réceptifs » (typographie : 1,5 point)
    « de toute sorte » (1 point, presque 2)
    « quelques uns » (typographie 1/2 point)
    « des bons moyens de mettre » (1 point)
    « le même qualité » (1 point)
    « un proverbe créole a faire partager » (1 point)

    Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Ne serait-ce que l’humilité.
    :)



  2. ciscoshow,
    le Lundi 24 novembre 2008 à 03h01

    cool un maître capellovici dans la salle, ça te dit pas de venir sur mon blog corriger mes fautes…. parce que ça va être 100 fois pire…tu vas t’éclater.



  3. Guillaume,
    le Lundi 24 novembre 2008 à 07h20

    Non, merci :) Je n’aime pas les fautes, mais de là à penser que de les traquer peut devenir ma raison d’être… C’était juste pour souligner qu’il est de mauvais ton de critiquer le voisin qui fait des fautes quand on n’est pas foutu d’écrire sans en faire. Ceci étant fait, je vous laisse. Chaque commune a ses écoles primaires, à vous de vous intéresser à pratiquer une communication digne et intelligible :)



  4. Ara,
    le Lundi 24 novembre 2008 à 11h03

    Merci Guillaume pour les corrections.
    Mais comment peux-tu comparer ce modeste blog à un quotidien de presse ?
    J’avoue que je fais pas mal de fautes, je me relis avant de publier un article mais je n’ai pas la science infuse en matière d’orthografe et de gramaire.

    Du fait que je fais des fautes sur mon blog, je n’ai pas à dire que d’autres en font ?

    Autre exemple :
    Si je critique la politique d’un élu, dois-je obligatoirement proposer une autre politique sachant que ce n’est pas mon boulot ?



  5. Guillaume,
    le Lundi 24 novembre 2008 à 11h16

    Hello !

    Dire que France-Antilles est truffé de fautes est une évidence. Je suis au regret d’affirmer que j’en ai déjà trouvé dans les ouvrages édités par des « grandes maisons ». Je ne parierai pas un sou sur un contenu « zéro faute », même dans Le Monde, Le Figaro ou d’autres « grands titres ». Imaginez pourtant que celles que vous trouvez dans France-Antilles sont rescapées de différents niveaux de correction. Je vous laisse imaginer la qualité orthographique et grammaticale des textes originaux… Cela n’excuse tout de même pas le fait qu’il en reste.

    Sans rancune :)



  6. Mimi,
    le Mercredi 26 novembre 2008 à 06h27

    Bravo Guillaume,

    Je t’avoue que tes propos m’ ont vraiment interpelé. On a toujours tendance à se croire plus malin qu’on ne l’est et à dénigrer le travail des autres. Merci beaucoup pour cette leçon de moral.

    Et comme on dit  » Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompe pas »


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